Chez Nenene

Un célèbre échotier de la Belle Epoque enquêtant sur l'absentéisme des élus à la chambre découvrit que ces beaux messieurs allaient faire leur marché chez « Nénène» sans comprendre quels lieux d'affaires se cachaient sous cette appellation subtile. 

C'est un jeune couvreur, genre titi parisien, qui lui donna la clef de l'énigme. 

L'ouvrier effectuant des travaux sur le toit de l'Opéra de Paris, en profitait pour se rincer l'œil en regardant par les oeils-de-boeuf mansardés de la frise du bâtiment, les petits rats faisant leurs exercices dans la salle sous la coupole du théâtre. 

Sa curiosité fut de constater que l'après midi, des beaux messieurs en frac, verre de champagne en main, assistaient aux répétitions des jeunes danseuses du corps de ballet, dans cet endroit pourtant interdit aux profanes. 

Or, en nettoyant la gouttière, il remarqua qu'entre les hublots étaient justement intercalés les médaillons portant les initiales du chiffre de l'empereur Napoléon et de l'impératrice Eugénie, répétés plusieurs fois sur la longueur, bien lisibles, sur le fronton entre les corniches, sur le haut de la façade, et donnant: N E N E N E

Chez Nenene Paris

Le couvreur avait innocemment deviné le mot de passe (si l'on peut dire) permettant à nos élus de sécher les séances pour ces rendez vous d'un mécénat bien particulier. 

Se rappelant alors un article du journal satirique Gringoire, il en fit part au pigiste qui le publia dans la gazette "l'assiette au beurre" (ça ne s'invente pas) faisant la joie du tout Paris, qui se gaussa de cette information, dont l'échotier tu évidement la bonne source.

Nos élus vont aujourd'hui dans leurs « cercles »... privés.

Autre questionnement que la presse people, qui sait décoder les astuces masquant les turpitudes des célébrités politiques, divulguera pour ses lecteurs gourmands des ragots de fonds de culottes, à la 'UNE' de leurs publications, clichés couleurs à l'appui, et sans signature forcément déclarée bien entendu. 

Les photos 'copieuses" ont toujours un bel avenir. Ca c'est PARIS!

Pourquoi pas cette enseigne alléchante redevenant branchée?

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